Conseillère conjugale

Gislaine est conseillère conjugale pour des couples ou des personnes voulant approfondir leur relation.

Quel est le profil des couples qui viennent en thérapie ?

Le profil des couples qui viennent en thérapie sont des couples avec des difficultés sexuelles, de communication, ce qui sont confrontés à une séparation, à la maladie, un traumatisme, au chômage : ceux qui traversent une période de transition difficile. Le couple a soit une menace de séparation soit un désir profond d’évolution.

Est-ce que la thérapie est difficile ?

Pour un couple, c’est difficile mais passionnant. C’est difficile car ce sont des séances qui vont vers la vérité. Et généralement, un couple qui a des difficultés les cachent depuis longtemps. Cela n’est pas conscient mais on apprend à avoir les mots qui ne sont pas forcement ce que l’on veut. Il y a un contentieux qui a été fait.

Quand on arrive chez moi, il y a souvent quelques mois, quelques années que la communication a été suspendue. Il a y donc une habitude à se taire quand on a envie de parler, à s’agresser quand on a envie de pleurer. C’est difficile car dans le dialogue, pendant les séances que l’on fait, est un dialogue de vérité. Cela lave le cœur et on ré-apprend à s’écouter, à se respecter. Souvent on en arrive là !

Est-ce que la thérapie dure longtemps ?

Par une seule séance, cela peut changer complètement la relation du couple ! D’autres fois, on est dans une situation où le couple est en phase de séparation, où ils ne veulent pas que la haine habite la fin de l’histoire. Peut-être parce qu’il y a des enfants ou que l’histoire a été belle et d’en prendre tous les fruits alors qu’elle se termine.

Et parfois, c’est plus long car c’est un approfondissement de la relation. On ne va pas voir un-e conseillier-ère conjugale parce qu’on se sépare, cela peut être aussi pour avoir une meilleure sexualité, pour transformer sa vie avec les enfants autrement qu’en étant « papa-maman ». On parle du couple. Parfois, avec les ami-es, les enfants, le travail, le couple se perd. Cela peut être long car on y trouve beaucoup d’intérêt et de bénéfice.

Cela dépend de chacun et de la demande.

Est-ce que dans une thérapie de couple, la sexualité est abordée ?

Oui, bien sur ! Souvent, la sexualité est le facteur qui amène le couple dans mon cabinet. On réalise que cela ne va pas, car on ne fait plus l’amour ou que l’on n’a plus de désir ou que l’un des deux n’a plus envie.

C’est un facteur important. Comme je suis aussi sexologue clinicienne, j’ai la possibilité d’en parler avec aisance et facilité. C’est un domaine qui est le reflet d’une relation de couple dans son ensemble et dans sa profondeur. Comme on fait l’amour, on vit. C’est très révélateur.

À qui conseiller une thérapie de couple ?

À des couples en difficulté, à des couples qui veulent améliorer leur relation… et pour ceux qui se posent la question : « est-ce que je viens tout-e seul-e ? », c’est déjà la première démarche.

Si on est en couple, c’est qu’on a l’idée que tous les deux, on est responsable de la relation. Quand on vient tout-e seul-e, c’est un autre travail. Cela dénote aussi d’une autre place dans le couple.