Sexologue clinicienne

Gislaine est sexologue clinicienne pour des couples ou des personnes seules. Elle aborde toutes sortes de problématique.

Pourquoi consulter un-e sexologue clinicienne ?

On vient me voir quand on a des problèmes sexuels de l’ordre du désir ou de la difficulté à jouir, à aller dans la sexualité de l’autre (car elle nous fait peur, ne nous correspond pas). Il y a aussi des problèmes de religions qui peuvent empêcher certaines pratiques. Il y a aussi l’addiction à la pornographie.

Il a une grande demande, aujourd’hui, de savoir si c’est normal d’aller dans des clubs, de pratiquer une sexualité qu’on dit « plus dynamique ». Il y a beaucoup de questionnement entre ce qu’on entend, ce qu’on voit sur Internet, ce qu’on ressent au fond de soi et ce qui se passe réellement dans le lit.

Il y a des personnes qui viennent pour des problèmes de santé. Il y a aussi l’âge, que ce soit la première fois ou lorsque l’on a un âge où il faut plus de créativité. On passe alors dans une autre forme de sexualité.

A quoi ressemble une séance ? Est-ce une forme de coaching ?

Non, on confond souvent avec les coachs qui sont nombreux sur le net et un sexologue. Un sexologue est un psycho-analyste, vous faites l’amour comme vous vivez. Si vous êtes quelqu’un qui contrôle beaucoup, vous allez avoir du mal à avoir des orgasmes « performants ».

Ce n’est pas non plus des techniques comme le tantra. Le tantra va avoir un rapport au corps alors que lors d’une séance avec un sexologue, c’est essentiellement analytique, émotionnel, des techniques d’hypnose ou de PNL.

C’est un travail de profondeur. Vous découvrez que vous vous autoriser ce que votre culture, éducation, vous permet de faire, et que quand vous trahissez certaines de ces valeurs, vous en souffrez. Il y a aussi des schémas de fusion qui font peur.

La sexualité est quelque chose de très profond. Cela parait léger mais c’est très profond. Avec un sexologue, on est sur la dimension de fond et cela permet d’ouvrir à ce que j’appelle « la très grande dimension ».

Est-ce que la thérapie va être longue ?

Oui et non. Suivant le problème rencontré, la durée ne sera pas la même. Avec un vaginisme, un viol ou une perte de désir, après une grossesse, il va falloir quelques séances. Cela touche quelque chose d’important et de profond.

Une thérapie courte peut être dans les problèmes de notre époque. Il y a une tyrannie du sexe, où l’on pense qu’il faut pouvoir tenir des heures, faire ça, ça et ça. Quand on se pose la question « qu’est-ce qu’une sexualité normale ? », en supposant que « sexualité normale » existe, car elle est particulière à chaque couple, c’est assez rapide. En 1 ou 2 ou 3 séances, on trouve « quelle est ma sexualité ? ». On sort de la vision externe et on entre dans la vision de soi.

Est-ce qu’une thérapie va « améliorer » ma pratique sexuelle ?

C’est l’idée ! L’acte sexuel est très important. C’est un espace où l’on a assez confiance en l’autre pour pouvoir aller à soi. C’est un espace où l’on rencontre la « petite mort », l’orgasme. On apprend à rendre l’acte plus profond, et ce n’est pas un numéro d’équilibriste. Quand on va plus loin, les orgasmes sont plus perturbants mais très enrichissant.

C’est un équilibre physique, psychique et spirituel. A chaque fois que l’on touche un orgasme très puissant, on s’approche de la mort et ça, c’est sacré !

Faut-il venir à deux en thérapie ?

Cela dépend de la problématique. Il y a des problématiques où vous avez été abusé-e ou si vous avez eu un traumatisme, il vaut mieux que cela soit individuel.

Si on est en thérapie de couple dans la sexualité, c’est qu’il y a une dynamique très différente. Ce n’est pas le même travail. Parfois, certains couples viennent à deux mais je leur dis qu’il faut faire un travail individuel en premier. Et parfois, quelqu’un qui vient seul-e, je lui demande de venir accompagné-e.

À la première séance, on voit comment faire au mieux !